L’Aume, de sa source à son embouchure

 

Longue de 32 km, la rivière l’Aume (aussi orthographiée Osme) trouve sa source dans les Deux-Sèvres, au Puits de l’Aume (commune de Bouin), à 101 m d’altitude, près de la ligne de partage des eaux des bassins de la Charente et de la Loire, versant sud.

Elle parcourt 1,1 km dans ce département en passant par les communes de Bouin, Ardilleux, Hanc et Loubillé avant de rejoindre la Charente.

La rivière, formée de nombreux bras, traverse alors les communes charentaises de Paizay-Naudouin-Embourie, Longré, Brettes, Saint-Fraigne, Oradour, Aigre, Villejésus, Fouqueure et se jette dans la Charente à Ambérac, à 51 m d’altitude.

Elle a 4 affluents :

  • la Saveille, 3,3 km sur les communes de Hanc, Loubillé et Paizay-Naudouin-Embourie ;
  • le ruisseau de la Fontaine de Frédière, 6,8 km sur les communes de Brettes, Empuré, Longré et Paizay-Naudouin-Embourie;
  • la Siarne, 8,6 km sur les communes de Brettes, Ébréon, Saint-Fraigne et Villejésus ;
  • la Couture, 24,5 km sur les communes de Couture d’Argenson, Saint Fraigne, Oradour.

L’Aume traverse Longré (dans le canton de Villefagnan) où existait un gué (peut-être à l’origine du nom de la paroisse).

Au nord de Longré (Péchebrun), l’Aume formait une succession de zones marécageuses (rivière de Ferret, rivière des Allards, Les Rouchères de Loubillé) où l’eau stagnait parfois 8 mois de l’année ; l’acidité du sol, d’abord spongieux, tourbeux puis argileux en profondeur favorisait la croissance des rouches, roseaux, joncs, grandes oseilles et autres herbes sans valeur fourragère.

La faible déclivité, les biefs nombreux et le cours sinueux rendaient cette zone insalubre, jusqu’aux travaux de dessèchement réalisés à partir de 1791.

Le débit moyen de l’Aume est de 1 m3/s mais il a pu atteindre près de 120 m3/s lors de l’inondation de 1982. Celle-ci, sans doute due à un défaut de gestion sur un empellement, a atteint son maximum dans la nuit du 21 au 22 décembre, les aigrinois s’en souviennent encore. En 1904 une autre inondation eut lieu et on peut voir à Aigre, au pont des pierres, le niveau atteint par la rivière lors des crues. Au cours de la seconde moitié du XXème siècle, afin d’assécher les marais, on réalisa des travaux pour drainer l’eau et l’amener dans le cours rectifié de l’Aume. Des empellements furent construits mais il peut encore se produire une crue centenale et une nouvelle inondation, surtout que le phénomène peut être aggravé par le fait que l’eau est canalisée par des fossés jusqu’à la rivière en cas de fortes pluies.